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 D'un extrême à l'autre

Vue d'artiste d'une bactéerie extremophile dans l'ocean d'Europa, a cote d'une Deinococcus radiodurans un des organisme les plus resistants aux radiations.
Vue d'artiste d'une bactérie extrémophile dans l'océan d'Europa, à côté d'une Deinococcus radiodurans un des organisme les plus résistants aux radiations.

Sur Terre, la vie est probablement apparue dans les océans, et les scientifiques pensent que lesLes créatures unicellulaires, comme les bactéries, furent la première forme de vie à apparaître sur Terre. Elles peuvent survivre dans des conditions extrêmes que nous ne pouvons qu'imaginer : eau glacée, acide décapant, roches profondes. En découvrant comment ces êtres vivants se sont adaptés pour survivre, nous pouvons envisager diverses possibilités de vie unicellulaire sur d'autres planètes.
Si cette vie peut exister sur des planètes extraterrestres, alors la vie extraterrestre multicellulaire, et à grande échelle, pourrait aussi s'y développer.

La vie au-dessous de zéro

Il est difficile de survivre et de se reproduire au-dessous du point de congélation de l'eau, car des cristaux de glace se forment et cassent irrémédiablement les parois des cellules. En 1992, des scientifiques ont pourtant découvert un organisme unicellulaire, Methanococcoides burtonii, qui vit et se développe à -2,5 °C. Certaines bactéries aux parois cellulaires souples, capables de produire leur propre " antigel ", survivent à une température de -20 °C. Les créatures adaptées au froid pourraient survivre sur des planètes extraterrestres très éloignées de la chaleur d'une étoile.

La vie à plus de 100 °C

En 2003, des scientifiques qui étudiaient une cheminée volcanique à 2 km sous la surface de la mer ont découvert un organisme unicellulaire supportant une température de 121 °C. Ils l'ont baptisé Geogemma barossii. Il est maintenant confirmé que ces créatures sont parfaitement à l'aise tout au fond des océans, malgré la pression énorme.
Comme elles n'ont pas besoin de la lumière du soleil, elles pourraient également survivre sur une planète recevant très peu d'énergie de son étoile.

La vie dans la glace

Ce micro-organisme a été découvert sous 4 km de glace, au nord du lac Vostok, en Antarctique. Le lac Vostok est une vaste étendue d'eau liquide, sous les glaces depuis 400 000 ans. Ayant été isolé du reste de la planète pendant longtemps, il pourrait contenir des formes de vie très inhabituelles. Il pourrait aussi nous en apprendre beaucoup sur les éventuelles formes de vie d'autres planètes, si toutefois les scientifiques parvenaient à l'étudier sans le polluer.

La vie dans l'acide

L'acide ronge les chairs humaines en quelques secondes, endommage les cellules et finit par les tuer. Cependant, il existe des formes de vie, telles que l'algue rouge Cyanidium caldarium, qui se sont adaptées pour survivre, et même prospérer, dans les milieux les plus acides qui soient, notamment les sources chaudes d'origine volcanique du parc national de Yellowstone, aux Etats-Unis.
L'étude de ces organismes résistants à l'acide nous aidera à cerner les possibilités de vie sur des planètes dont l'atmosphère est fortement acide.

La vie dans le sel

Le sel, en grandes quantités, menace la vie, car il aspire l'eau des cellules. Néanmoins, des organismes comme l'Haloferax se sont adaptés à des conditions très salines et peuvent même survivre pendant des milliers d'années dans des lacs salés asséchés. Mars pourrait avoir des océans salés et asséchés, abritant des créatures semblables à l'Haloferax.

Une bactérie qui se nourrit de la roche

Dans les profondeurs de la terre, bien loin de la lumière du soleil et de l'oxygène, se trouve l'une des formes de vie les plus étranges de notre planète. Cette souche bactérienne vit de l'hydrogène et du dioxyde de carbone provenant de la roche environnante.
Découvertes il y a quelques années seulement, ces bactéries laissent supposer que la vie extraterrestre puisse exister sous la surface de lunes ou de planètes rocheuses apparemment inhabitées.

La vie sous un bombardement intensif de radiations

La bactérie Deinococcus radiodurans peut supporter des radiations 3 000 fois supérieures à celles qui tue un être humain. Les radiations détruisent l'ADN mais cette créature dispose de copies reproduisant les segments les plus importants, ainsi que de mécanismes de réparation rapide de l'ADN.
Cet organisme démontre que la vie pourrait foisonner sur des planètes dont le niveau de radiation est bien plus élevé que sur Terre.

La vie sans air

Dans le vide intersidéral, il n'y a pratiquement ni eau ni oxygène, et le froid intense et les radiations sont extrêmement nuisibles à la vie. Cependant, des expériences ont démontré qu'au moins une souche de bactérie pouvait survivre plus de six mois dans l'espace, en état d'hibernation. Des bactéries pourraient donc hiberner sur des mondes lointains comportant peu d'eau ou d'oxygène, en attente des conditions adéquates pour revenir à la vie.

Tartigrade

Les tartigrades vivent dans de nombreux environnements différents : sur les sommets de l'Himalaya, sous des mètres de glace, dans des sources chaudes ou dans la mousse de votre jardin. Ils peuvent survivre à l'eau bouillante, à l'azote liquide, à une immersion dans l'acide et à une exposition aux radiations.
Pareilles conditions sont susceptibles d'exister également dans des mondes extraterrestres. Par conséquent, si une vie unicellulaire pouvait naître sur une autre planète, de minuscules pluricellulaires comme celui-ci pourraient également s'y développer.

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